Revue Africaine des Livres

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

Wives of the Leopard: Gender, Politics and Culture in the Kingdom of Dahomey
by Edna G. Bay
University of Virginia Press, 1998, 350pp. ISBN 0-8139-1791-3 – ISBN 0-
8139-1792-1

Wives of the Leopard’ que je traduirais en français par ‘Les Épouses du Léopard’ est peut-être le dernier livre paru sur le Danxome quoiqu’il soit publié par les Presses de l’Université de Virginie depuis 19982. En parler maintenant près de dix ans après sa parution relève quelque peu de l’anachronisme, étant donné la rapidité avec laquelle les idées se renouvellent dans le milieu universitaire. Cependant, je suppose que pour plusieurs parmi nous le livre reste d’actualité pour essentiellement deux raisons : s’il est déjà vieux aux yeux des universitaires anglophones il n’est pas sûr qu’il soit encore bien connu parmi leurs homologues francophones. Ensuite, pour les Béninois que nous sommes, le livre soulève des questions si vitales qu’elles paraissent s’inscrire par delà le temps et l’espace. C’est ce qui justifie une présentation critique du livre du Professeur Edna Bay.
 
A plus d’un titre la démarche intellectuelle du Professeur Bay est inédite. Certes avant elle d’autres (et pas des moindres) ont écrit sur les femmes du Danxome3. Mais alors que ceux qui l’ont précédée ont tendance à focaliser notre attention sur le rôle joué par les Amazones de manière subtile, elle nous rappelle à l’ordre en nous montrant que les Amazones ne sont que l’arbre qui cache la forêt. En effet, elle élargit considérablement notre horizon sur la vie publique des femmes au Danxome en replaçant ce corps de soldats bien connu dans son cadre naturel : la vie grouillante des palais d’Abomey peuplés comme des termitières de milliers de femmes préposées à diverses tâches4. Le Professeur Bay nous présente ces ruches humaines comme un monde à part, organisé selon des principes déterminés et visant un certain équilibre entre le roi et sa kpojito ou reine-mère, les deux pôles centraux de cette savante architecture. Cet équilibre est lui-même le reflet de l’équilibre du monde articulé autour de la dualité primordiale entre le principe mâle et le principe femelle. Le Palais est donc comme un microcosme du royaume, théâtre élargi de l’union des contraires : Alladaxonu/Anato ; Femme/ Homme ; Côte/Abomey ; Kutomè/ Gbètomè5.
 
Mais la démarche intellectuelle du Professeur Bay est inédite pour une deuxième raison. Cette démarche marque une rupture en matière de méthode de traitement des sources dans la mesure où elle combine savamment une exploration exhaustive des sources écrites sur le Danxome avec une exploitation judicieuse de la tradition orale. Jusque-là nous avons été habitués à un mouvement de balancier entre les deux sources qui prétendent s’ignorer royalement. Par exemple, Robin Law et John Reid déclarent sans ambages leur scepticisme à l’égard des sources orales et produisent des ouvrages volumineux sur la base de commentaires de récits de voyage et de livres de compte de compagnies commerciales européennes6. De son côté, Maurice Ahanhanzo Glèlè érigea sa monumentale reconstruction de l’histoire du Danxome seulement sur la tradition de la famille royale7. Le Professeur Bay vient de mettre fin à ce dialogue de sourds en nous administrant la preuve qu’il est possible de mettre à contribution ces deux sources dans une reconstruction scientifique de l’histoire du Danxome sans porter atteinte à l’objectivité historique. Leurs renseignements, loin de se contredire peuvent se compléter et se recouper valablement. A première vue, il ne paraît pas évident qu’une historienne expatriée pourrait mener à bon port une enquête aussi délicate sur le terrain sans tomber dans l’écueil de la superficialité. Qu’elle ait tiré son épingle du jeu de manière aussi élégante témoigne d’une bonne dose d’empathie, une qualité devenue rare aujourd’hui dans le milieu des Africanistes. Mais de quoi s’agit-il dans le livre ?
 
L’argument principal de cet ouvrage limpide, facilement accessible aux lecteurs qui ne pratiquent pas l’anglais comme leur première langue, c’est que le petit groupe des envahisseurs Alladaxonu fut confronté à leur arrivée sur le plateau d’Abomey à un grave problème de légitimité politique. Il s’agissait pour cette minorité dirigeante dans sa tentative de domination politique d’asseoir un pouvoir qui fût acceptable à la fois culturellement et politiquement à la majorité de la population autochtone. Pour ce faire, ils agirent sur un double registre. Au plan culturel ils essaient de se rattacher aux populations Fon par une sorte de rafistolage de la lignée dynastique aboutissant à l’inclusion de Dako comme premier roi et en se dotant d’une origine mythique à partir du léopard, un mythème suffisamment répandu sur le plateau8. Au plan politique, la stratégie des Alladaxonu consiste à nouer de multiples alliances avec les autres groupes ethniques du plateau en se servant des femmes de la lignée royale réputées pour leur loyauté et leur liberté sexuelle, qualités qui se révélèrent nécessaires dans l’accroissement numérique du groupe9.En effet de manière exceptionnelle dans un milieu patrilinéaire, les enfants de princesses sont d’office inclus dans la famille royale. Mais de manière plus générale, le rôle tampon joué par la suite par les kpojito s’inscrit dans la tradition de double allégeance caractéristique des femmes vivant dans des concessions polygamiques : ces femmes sont à la fois attachées aux intérêts de la famille de leurs époux et à ceux de leurs familles propres10.
 
C’est dans cette optique qu’il faut comprendre le rôle joué par la kpojito Nan Hwanjilé dans la stabilisation du royaume sous Tégbéssou et des autres kpojito dans le renouvellement périodique des coalitions dirigeantes qui se sont succédé au pouvoir à Abomey11. Hwanjilé, une femme d’origine servile venue du pays Adja que le Professeur Bay rattache à la fois à Nan Adonon, la mère d’Agaja et à la princesse Aligbonon, réussit le tour de force d’affermir le trône de Tégbéssou grâce à la hardiesse de ses réformes religieuses. Ces réformes furent parachevées par l’introduction du culte de la double divinité Mahu/Lissa présidant aux destinées de Kutomè, le monde des morts. Ainsi, cette réforme vient confirmer au plan idéologique l’équilibre binaire difficilement acquis dans le monde réel. A l’instar de Mahu/Lissa, le roi et son kpojito forment un couple règnant sur le monde visible dont ils assurent la prospérité par leur bonne entente. Hwanjilé représente donc l’idéal de la kpojito qu’essayeront d’émuler toutes les autres kpojito en organisant au profit de leur partenaire royal une coalition d’hommes et de femmes qui se sont signalés par leurs qualités et leur fidélité au souverain régnant.
 
Selon le Professeur Bay, kpojito, qui étymologiquement signifie la génitrice du léopard ne qualifie pas la mère naturelle du roi. C’est un titre donné à l’élément féminin du pair régnant. Cependant, au XIXème siècle le fonctionnement normal de cette institution, conçue comme la clé de voûte de la vie politique du royaume, commença par prendre du plomb dans l’aile. Cette nouvelle tendance est le résultat d’une évolution politique allant dans le sens d’un renforcement de l’autorité patriarcale. Elle fut marquée par la montée de la lignée royale soutenue par les cultes nouveaux du Fa et des Nésuxwé12. Mais une lecture plus attentive de l’histoire du Danxome montrerait que ces transformations dans la sphère idéologique viennent couronner une série de réformes ayant vu le jour dans le domaine économique.
 
Les acteurs principaux de ces réformes économiques sont les Européens, les Afro-Brésiliens et les esclaves Yorouba qui devinrent les vecteurs de la nouvelle mentalité patriarcale. Mais la régression politique de la femme dans la culture Fon, dont les attributs traditionnels d’épouse commencent par prendre le pas sur ses attributs de sœur, n’est que le signe annonciateur du déclin du Danxome désormais confronté aux visées impérialistes de la France13. Cette tragédie se joua sur un fond de crise économique engendrée par l’incapacité de la traite d’huile de palme à compenser la baisse de revenus causée par l’abandon de la traite négrière.
 
Cette interprétation de l’histoire du Danxome, si brillante et si convaincante qu’elle soit, soulève de nombreux problèmes que j’essaierai de regrouper autour de trois axes pour des raisons de commodité :
• L’institution de la kpojito
• La question de la prospérité du Danxome au XVIIIème siècle
• L’hypothèse d’un déclin du Danxome au XIXème siècle
 
La kpojito, en tant que partenaire femelle du pair régnant, ne semble pas être une institution dont se souviennent encore les différents groupes sociaux vivant à Abomey. S’il a jamais existé un dédoublement de la personne du roi, c’est peut-être celui observé par les visiteurs européens du XIXème siècle et qui semble avoir été dicté par un réajustement rendu nécessaire par la réforme agraire des années 1840. Comme on le sait, cette réforme elle-même fut liée au développement de la traite d’huile de palme14. Avant cette période la tradition orale ne confirme aucun partage du pouvoir royal avec la kpojito. Selon des informations reçues auprès de certains membres de la famille royale, la kpojito est un titre porté par toutes celles qui ont engendré un roi. Certes on peut penser qu’avec la victoire définitive de l’ordre patrilinéaire au XIXème siècle le souvenir du statu quo ante se fût effacé de la mémoire collective. Mais si tel était le cas la mémoire pieusement entretenue à Abomey de Nayé Adonon et de Nan Hwanjilé en serait elle aussi victime. Aujourd’hui, la terminologie de kpojito s’est même élargie pour couvrir toutes les femmes ayant donné naissance à des princes. Autrefois, après le décès de la mère du roi, la coutume voulait que son siège continuât d’être occupé par un membre de sa famille. C’est ainsi qu’il n’est pas rare de constater que des sièges de kpojito sont occupés aujourd’hui par des descendants mâles15. L’exemple le plus remarquable est celui de Daah Aligbonon qu’on voit souvent se parader en public dans un accoutrement féminin. Évidemment, ces remplaçants sont entourés des mêmes honneurs que la kpojito réelle au cours des cérémonies publiques. Mais cela ne veut pas dire que la kpojito exerce une fonction politique. L’honneur qui lui est rendu tire entièrement sa justification de sa qualité de mère ou de remplaçante de la mère du roi.
 
De manière exceptionnelle la kpojito Hwanjilé, mère réelle de Tégbéssou joua un rôle capital dans la stabilisation du royaume au lendemain de la crise politique ayant secoué la première moitié du XVIIIème siècle, grâce à ses connaissances religieuses. Mais en dehors de Hwanjilé et de Nayé Adonon que la tradition aboéenne entoure d’une pieuse vénération, rares sont les kpojito ayant eu la même envergure politique et culturelle. On ne peut donc dire que les kpojito ont chacune régné en partenariat avec leur royal fils. Il ne peut même en être autrement puisque le mode de succession au trône au Danxome est strictement patrilinéaire. Dans les royaumes patrilinéaires voisins où il existe, comme au Danxome, des survivances matrilinéaires mettant l’accent sur le rôle de la femme, ce rôle est purement symbolique se réduisant à des manifestations d’ordre culturel, comme l’imposition d’un nom aux princes Wassangari par la Gnon Kogui16. C’est seulement en régime matrilinéaire, comme chez les voisins Akan de l’Ouest où la reine mère a le dernier mot dans le choix du futur roi, que cette dernière joue un rôle éminemment politique. On peut rappeler ici que la fonction de reine-mère chez les Akan est une fonction qui peut être remplie soit par la mère du futur roi, soit par l’une de ses tantes ou sœurs, selon leur position dans l’ordre de succession.
 
Au Danxome, ni dans le long processus de désignation du Vidaxo ou héritier présomptif, ni dans la cérémonie proprement dite de l’intronisation du roi, la kpojito ne joue aucun rôle visible17. La lecture de cet ouvrage fascinant laisse l’impression que la femme a été définie de manière universelle à partir de considérations familières à l’auteur mais sans tenir compte des conditions d’existence concrètes de la femme du Danxome du XVIIIème siècle. Or, nous savons que l’idée moderne de la femme est le résultat d’une fertilisation heureuse du droit romain par la découverte du droit coutumier germanique qui accorde une place de choix à la femme. Cet idéal type transplanté en Amérique fut soigneusement entretenu par la première communauté d’immigrants européens constituée en majorité d’hommes et donc portés à apprécier la femme en raison de sa rareté. Dans les conditions du Danxome où les contingences de la traite négrière imposèrent une rareté opposée, c'est-à-dire celle de l’homme, peut-être ne serait-il pas juste de chercher à retrouver la même évolution sémantique de l’idée de la femme.
 
Mais l’idée d’un âge d’or de la culture Fon où la femme exercerait toute son autorité et qu’on pourrait circonscrire au XVIIIème siècle, me paraît aussi relever de la mythologie. Tout le long du XVIIIème siècle les Alladaxonu n’eurent aucun répit dans la lutte acharnée pour leur propre survie. Comme le prouve le travail de Werner Peukert, statistiquement la traite des esclaves du Danxome n’a jamais pu atteindre les chiffres enregistrés dans les royaumes plus anciens d’Allada et de Ouidah18. Mieux, la crise politique, consécutive à la conquête de la côte par Agaja et aux invasions Yorouba, se prolongea jusqu’en 1740, sans compter la guérilla Hwéda qui se poursuivit un peu plus longtemps19. Si l’on fait bien le compte, il ne reste que cinquante ans environ pour organiser le partenariat entre le roi et sa kpojito suggéré par le Professeur Bay.
 
Après 1740, Tégbéssou, aidé de sa mère, la kpojito Hwanjilé, essaya de stabiliser le royaume. Mais ses efforts sur le plan économique se révélèrent infructueux, étant donné que son règne coïncida avec un abandon de la Côte des Esclaves par les puissances européennes au profit de la Côte de l’Or, suite à une nouvelle réorganisation du commerce transatlantique par elles20. Cette situation s’est compliquée au soir de son règne, le contraignant à livrer un combat désespéré contre le détournement progressif du commerce vers le royaume de Porto-Novo, une tendance que son successeur Kpengla ne réussit pas à arrêter21. Nous savons qu’avec Kpengla et Agonglo la crise devint si aiguë qu’elle faillit emporter la monarchie toute entière. Où se trouve donc la prospérité qui trancherait avec la baisse de ressources du XIXème siècle ? A part le calme trompeur, annonciateur des orages à venir, qui a suivi la réforme religieuse de Nan Hwanjilé, tous les règnes après Tégbéssou ont enregistré des révolutions de palais. A l’exception de celle d’Agonglo, dont le règne fut, par ailleurs, écourté par son assassinat, toutes les autres successions au trône du XVIIIème siècle furent des successions à problèmes, contrairement au XIXème siècle, où le trône passa régulièrement de père à fils22.
 
Dire que les ressources de la cour d’Abomey baissèrent au XIXème siècle par rapport à cette période de vaches maigres me paraît un peu exagéré. L’illusion de prospérité souvent associé à la traite des esclaves provient d’une méconnaissance des modes de recrutement d’esclaves héritée du mouvement abolitionniste. Si le roi, comme le prouvent plusieurs études, est un gros fournisseur d’esclaves, il n’est certainement pas le seul. Par ailleurs, ces esclaves ne proviendraient pas exclusivement de la guerre que monopoliserait le roi. Si donc on ne peut comparer le XVIIIème et le XIXème siècle en termes de prospérité et de stabilité, on voit mal la justesse de l’argument selon lequel le Danxome serait engagé au XIXème siècle sur la pente du déclin pour avoir bafoué l’institution de la kpojito. L’effort de guerre des Dahoméens face aux Français et leur fidélité à Béhanzin prouvent au-delà de tout soupçon qu’il s’agit là d’une culture en pleine vitalité même si de nouvelles contradictions de classe ont fait leur apparition à la suite de l’introduction de la traite d’huile de palme23.
 
Au demeurant, le litmus test de l’approche déconstructionniste est son attitude vis-à-vis de la causalité historique. La causalité s’exerce-t-elle uniquement au plan idéologique ou bien à travers toute la structure ? On peut rappeler ici avec intérêt l’exemple de Michel Foucault, essayant de retracer dans les Mots et les Choses le développement intellectuel de l’Europe sur plusieurs siècles sans la moindre référence au système économique sous-tendant un tel développement. En l’absence d’une causalité totale, les praticiens de cette méthode d’analyse se rabattent bien souvent sur le diffusionnisme comme mode d’explication historique. Ainsi, pour justifier le déclin du Danxome, le Professeur Bay fait intervenir des éléments étrangers qui, selon elle, seraient les vecteurs de la nouvelle mentalité patriarcale. La culture Fon ayant toujours été une culture cosmopolite, il serait difficile de démontrer que le Danxome du XVIIIème siècle est autrement moins patriarcal que le Danxome du XIXème siècle. L’adoption de cultes nouveaux, tels que les Nésuxwé et le Fa, pourrait aussi bien répondre à la maturation des contradictions dans la sphère économique. Or, le Professeur Bay nous livre très peu de renseignements sur cette sphère. C’est seulement à l’avant dernière page de son livre (p. 320) qu’elle lève un coin du voile enveloppant le système économique dont le Danxome n’est qu’un maillon, le qualifiant de capitalisme commercial24.
 
Mais, probablement sous l’inhibition de la correction politique, elle reste vague sur les contours réels de ce capitalisme commercial. Quel est ce capitalisme commercial qui vend ses propres enfants et s’adonne à cœur joie aux sacrifices humains ? Aborder franchement ces questions reviendrait à changer complètement de perspective, c’est-à-dire au lieu d’étudier la structure à travers une institution, celle de la kpojito, étudier cette institution comme élément d’une structure aux prises avec la diachronie.
 
Évidemment, ces quelques lignes n’enlèvent rien à la qualité de l’ouvrage du Professeur Bay dont je recommande vivement l’usage dans l’enseignement. Malgré un certain agacement ressenti par le lecteur devant la valse-hésitation entre le locuteur Fon à l’écoute de Badahu au lieu de Bahadu, l’on ne peut que souscrire au verdict du Professeur Curtin selon lequel ‘Wives of the Leopard’ est de loin le meilleur livre jamais paru sur le Danxome.

Notes

1 The first version of this text was presented at the academic review day of the Department of History and Archaeology on 15 June 2003. I wish to express my gratitude to all the colleagues who contributed to the discussion generated by the presentation. Their inputs have contributed to the enrichment of the rather rough original text.
2 G. Edna Bay, Wives of the Leopard: Gender, Politics, and Culture in the Kingdom ofDahomey, Charlottesville & London, University of Virginia Press, 1998.
3 Suzanne Preston Blier, ‘The Path of the Leopard : Motherhood and Majesty in Early Danxome’, Journal of African History, 36, no.3 (1995), 391-417 ; Hélène d’Almeida-Topor, Les Amazones, Paris, Rochevigne, 1984; Amélie Dégbélo, ‘Les Amazones du Danxome, 1645-1900’, Mémoire de Maîtrise d’Histoire, Université Nationale du Bénin, 1979 ; Robin Law, ‘The Amazones’ of Dahomey, Paideuma, 39 (1993), 245-60.
4 Bay, Wives of the Leopard, pp. 9-13.
5 Ibid., p. 11 ; the pair Kutomè/Gbètomè signify the country of the dead/the country of the living.
6 See Robin Law, The Slave Coast of West Africa 1550-1750, Oxford at the Clarendon Press, 1991; John Reid, ‘Warrior Aristocrats in Crisis : The Political Effects of the Transition from the Slave Trade to Palm Oil Commerce in the Nineteenth-Century Kingdom of Dahomey’, Ph.D dissertation, University of Stirling, Scotland, 1986.
7 M. Glèlè Ahanhanzo, Le Danxome, Paris, Nubia, 1974.
8 Bay, Wives of the Leopard, p.74.
9 Ibid., pp.16-21.
10 Ibid., pp.18-19.
11 Ibid., pp.81-96.
12 Ibid., pp.250-59.
13 Ibid., pp.81-84.
14 See Edna Bay, ‘On the Trail of the Bush King: A Dahomean Lesson in the Use of Evidence’, History in Africa, 6 (1979), 1-15.
15 Information obtained from Mrs F. Lucie Guézo, aged 75.
16 See Robert Cornevin, La République du Bénin, Paris, Editions Maisonneuve et Larose, 1981, pp.168-169.
17 See Glèlè Ahanhanzo, Le Danxome, pp.106-114.
18 Werner Peukert, Der atlantische Sklavenhandel von Dahomey 1740-1797: Wirtschaftsanthropologie und Sozialgeschichte, Wiesbaden, 1978.
19 Ibid.
20 See Colin Newbury, The Western Slave Coast and its Rulers, Oxford at the Clarendon Press, 1961, pp.25-26.
21 Ibid., p.27.
22 For an analysis of the rules of succession in Danxome, refer to Glèlè Ahanhanzo, Le Danxome, pp.85-105
23 See C. Coquery-Vidrovitch, ‘Le Blocus de Ouidah (1876-1877) et la rivalité franco-anglaise au Dahomey’, Cahiers d’études africaines, 1962, vol. 2, no.3 :373- 417
24 See Bay, Wives of the Leopard, p.320.

Auteur

Anselme GUEZO
 

Pagination

Pages  7-9

Africa Review of Books / Revue Africaine des Livres

Volume 04 N° 02,​ Septembre 2008