Revue Africaine des Livres

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

« Ce qui m’intéresse, c’est d’exposer les problèmes du peuple auquel j’appartiens…
Pour moi le cinéma est un moyen d’action politique[i]
 
Cette confidence du grand maître africain du cinéma résume en fait toute son oeuvre. Comment, en quelques lignes, faire l’éloge de cet homme  de talent qui, par son engagement irréprochable, la pertinence de ses travaux, la cohérence de ses écrits et de ses images et l’originalité de son style qui, bien malgré lui, s’est trouvé propulsé en tête du peloton des créateurs africains. Se revendiquant idéologiquement du marxisme-léninisme, le citoyen rebelle n’a jamais renié ses convictions politiques, ni renoncé à son militantisme. Ses préoccupations, les drames et les souffrances endurés par les Africains se reflètent parfaitement à travers une œuvre littéraire et cinématographique[ii] très riche qui a fertilisé et nourri la conscience politique de plusieurs générations de cinéastes et d’écrivains.
 
Très tôt, s’est imposé à lui le besoin impérieux de s’exprimer, par l’écriture d’abord, par l’image ensuite pour dénoncer les injustices faites aux hommes et aux femmes en souffrance. La trajectoire de Sembène Ousmane (né le 1er janvier 1923 à Ziguinchor, Sénégal, mort le 9 juin 2007 à Dakar, Sénégal), a commencé avec un premier roman, Docker noir (1957), une description du pénible quotidien du docker qu’il fut durant une dizaine d’années à Marseille. Suivirent ensuite, en l’espace de quelques années, Oh pays, mon beau peuple (1957), Voltaïque (1962), L’Harmattan (1964), Les Bouts de Bois de Dieu et Vehi-Ciosane (1965). Revendiquant son droit et son désir de faire une œuvre artistique, Sembène n’a eu de cesse, à travers ses écrits, de célébrer les arts et l’artisanat africain, la sculpture, la musique  et surtout l’orfèvrerie et les objets d’usage décorés.
 
Son approche politique, poétique et stylistique peut désarçonner, mais elle fascine à plus d’un titre. Une culture mettant en avant ses propres références et métaphores, dans une démarche qui ne correspond pas forcément aux critères internationaux et aux modes en cours, mais dont l’originalité s’impose. Mais si, jusqu’à son dernier grand roman, Le Dernier de l’empire (1981), Sembène s’est toujours vu reprocher, par les critiques et par certains de ses lecteurs les plus enthousiastes, son style « négligé », son esthétique « douteuse » et son « médiocre » talent d’écrivain, il n’en demeure pas moins que sa représentation littéraire de l’Afrique, de ses habitants et de ses femmes, a suscité de multiples études sociologiques et idéologiques. Homme d’action trépidant et animé d’un idéal humaniste, son œuvre a été conçue pour donner à voir et pour dénoncer. Il n’avait cure de ses détracteurs, pour la plupart des parvenus issus de la nouvelle classe africaine des intellectuels et cadres arrogants.
 
Convaincu du fait que tout peuple qui perd son image perd aussi son identité, son passé, son présent et son avenir, et désireux de toucher le plus grand nombre possible de ses concitoyens pour la plupart des analphabètes, l’éveilleur de conscience décide d’entamer une  nouvelle carrière. Une bourse offerte par l’institut de cinéma VGIK de Moscou va révéler sa véritable vocation : le cinéma, cet art qu’il a commencé à aimer très jeune, lorsqu’à chaque bonne note scolaire, son père lui offrait une place pour voir un film. Une fois la technique de l’image et du son assimilée, il se lance très vite dans la réalisation de films engagés. Son regard sur l’Afrique va l’inciter à démonter tout d’abord la mécanique coloniale et ses conséquences désastreuses. Sa dialectique de l’oppression engendrera une écriture cinématographique pertinente, stricte et sans concessions, profondément enracinée dans le terroir et totalement imprégnée de culture populaire. Empruntant au folklore sans le trahir, et restituant la réalité africaine dans toute son éloquence, sa respiration et ses rythmes, le cinéaste-militant va donner libre court à son imagination fertile et à son esprit critique aiguisé.
 
A travers des films qui abordent de front les sujets les plus délicats ou déclarés tabous, le cinéaste prolifique va, toute sa vie durant, dévoiler les cruautés du colonialisme en mettant à nu, tout à la fois, les abus, le racisme, les préjugés et les mœurs rétrogrades. Sa production s’avère être une véritable charge contre tous les totalitarismes, toutes les oppressions et toutes les violences. Ses images, mieux que tout discours, situent l’homme et traduisent le sens qu’il assignait à sa vie. A travers Emitaï (1971), Camp de Thiaroye (1988), La noire de… (1966), Le Mandat (1968), 1er film africain parlant Ouolof, Ceddo (1976), les gens du refus, Xala (1974), Moolaadé (2004), la corruption, les mœurs assassines, l’exploitation de l’homme, les discriminations, les affres bureaucratiques, le néocolonialisme, le poids des traditions, l’aliénation religieuse, les perversions sexuelles et le maraboutisme sont clairement dénoncés. Jusqu’à Guelwaar (1991) et Faat Kine (2001), deux premiers volets d’une trilogie qui devait se clore avec La confrérie des rats, demeurée inachevée, l’autodidacte, devenu écrivain puis cinéaste, est toujours resté fidèle à lui-même, à ses convictions et à son peuple. En fait, c’est à travers son expression cinématographique que s’est affirmée sa voie. Sa dernière leçon de cinéma, c’est à Cannes qu’il la donna à l’occasion du Festival de 2005, à l’invitation de Gilles Jacob.
 
Rencontré au Fespaco à Ouagadougou, le membre fondateur du Festival panafricain du cinéma et de la télévision, qui appréciait tout autant Brecht que Einsenstein, nous confiait : « le développement du cinéma ne devait pas dépendre de la bonne volonté des milieux français ». Le pionnier de la résistance par l’image à l’inspiration fertile et à la critique féroce et sans ambiguïté, avait le sens du vrai et du beau. A travers le militant perçait le poète. Dès ses premiers films, Barrom Sharrett (1963), Niaye (1964, courts-métrages), La noire de…(1966) et Le mandat (1967, longs métrages), primés un peu partout, Sembene Ousmane a été consacré metteur en scène de classe internationale. Ses détracteurs les plus virulents reconnaissaient sa rigueur intellectuelle et son honnêteté morale. N’ayant jamais cédé ni aux diktats ni aux vertiges de la notoriété, « Le Soleil », ou « l’Aîné des anciens » comme aimaient à le surnommer ses amis, a fait de la lutte contre les exactions, les autoritarismes et les ostracismes, son cheval de bataille, critiquant, dénonçant et stigmatisant tous les abus de pouvoir.
 
C’est à Paulin Vieyra que le pionnier incontestable du roman et des cinémas d’Afrique avouait sa déception : «Le 7ème art, en Afrique, a longtemps été unilatéral en ce sens qu’il n’a véhiculé qu’un seul visage de notre univers[iii] ... Nous voulons comme nos poètes, nos romanciers, apporter à l’universel le vrai visage de l’Afrique ». La certitude que le 7ème art pouvait non seulement changer le cours des choses et interférer sur le déroulement de l’histoire, mais aussi contribuer à la naissance d’un monde nouveau, incita celui qui fut tour à tour, pêcheur, maçon, mécanicien, tirailleur et enfin docker à Marseille durant dix ans, à opter pour la plume et l’image révolutionnaires pour dénoncer et déranger les nantis, mais aussi pour éveiller les consciences endormies. Convaincu du fait que tout peuple qui perd son image, perd aussi son identité, son passé, son présent et son avenir, le défenseur de la liberté, comme le dénommait Abdou Diouf, a très vite choisi son arme de combat : l’image. Cette dernière nous restitue l’homme en traduisant parfaitement le sens qu’il assignait à sa vie. « Plus besoin de nous référer à d’autres voix, d’autres critères pour nous délivrer notre label d’africanité », écrivait-il à la rédaction des « Deux Ecrans », en mai 1978[iv].
 
Considéré, adulé et même vénéré par la nouvelle vague de cinéastes, Sembene Ousmane incarne une légende toujours vivante. Toute une génération, sensible à la rectitude de son propos, à l’ascétisme de sa pensée et de son style, et à la chaleur de son contact, demeurera longtemps profondément marquée par ce créateur engagé, authentiquement africain, cet artiste du peuple, défenseur résolu de la cause des femmes. A travers une œuvre littéraire et cinématographique aussi  impressionnante et au caractère flamboyant, l’Afrique retrouve la plus spectaculaire de ses transcriptions et inscrit sa place dans le cinéma mondial.
 
Par ses engagements et sa grande rectitude, « l’Aîné des anciens » s’est aliéné beaucoup de gens durant sa vie. Sa disparition montre à quel point il était grand. Vivant en osmose au sein de sa société, il avait parfaitement identifié les souffrances et les luttes de ses concitoyens. L’Afrique fut sa vraie source d’inspiration et les Africains, les premiers destinataires de ses messages. “ L’Europe n’est pas mon centre !”, déclarait-il ostensiblement lors d’un passage à la Cinémathèque algérienne, répondant à un spectateur qui le questionnait sur les rapports de l’Afrique avec l’Occident. « Si tu n’aperçois pas l’Ancien dans les ténèbres, lui, il se voit et te voit » nous répétait-il sans cesse. Son décès, à l’âge de 84 ans, bien qu’attendu par tous ceux qui connaissaient son état de santé, a causé une très vive émotion. Le Monde et l’Afrique ne perdent pas uniquement l’un de leurs meilleurs esprits ; ils portent le deuil d’une certaine idée de l’engagement.
 
« L’artiste que nous honorons, mais aussi l’homme de conviction, l’artiste engagé, au service d’un devoir de mémoire et d’un humanisme exigeant et l’autodidacte, formé à l’école de la vie, a tracé son sillon avec un regard critique et militant », déclarait à Dakar l’Ambassadeur de France[v].Ainsi, le «mécréant » (comme il se définissait lui-même) mobilisé de force dans le 6è régiment d’Artillerie, le rebelle qui avait placé en lettres rouges l’inscription « Galle ceddo » (homme du refus de ce qui les assouvit) sur le fronton de sa maison à Dakar et qui, toute sa vie durant, a lutté férocement contre le colonialisme et le néocolonialisme, fut promu de son vivant, au rang d’officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.
 
Le 9 juin 2007, à Dakar, Sembène le magnifique a décidé de marquer une pause. Ses écrits, et surtout ses images, vont servir de relais en poursuivant son itinéraire. La constance de sa thématique durant un demi-siècle, va continuer à résonner comme un écho dramatique d’une impossibilité profonde à accorder vision personnelle et réalité. A travers ses ouvrages et ses films, énigmatiques pour certains, bien ancrés dans le réel pour d’autres, les nouvelles générations sont interpellées. Elles vont découvrir une œuvre et, à travers elle, un continent et un peuple, mis à nu par la colonisation, la bureaucratie et tous les parias nécrophiles.
 
Si comme le disait Jean Pierre Garcia, qui lui a consacré un vibrant hommage, « Il est encore trop tôt pour exprimer à quel point sa sagesse nous manquera »[vi]  le moment semble venu de saluer l’homme sensible, courageux, enthousiasme et persévérant, dont l’énergie débordante et la force de conviction demeurent exemplaires. Espérons, qu’à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition, l’hommage qui lui revient lui sera rendu, dans son pays d’abord, à travers le monde ensuite.

12 Principaux films de Sembène Ousmane
Fiches techniques

​BOROM SARRET (Le Bonhomme charrette/Le Charretier) Sénégal - 1962
 
« C’est l’histoire d’un “bonhomme charrette” qui fait le taxi avec une carriole tirée par un cheval. Entraîné par un riche client dans le quartier résidentiel interdit à ce type de véhicules, il est arrêté par un flic qui lui dresse une contravention et saisit la charrette. Le pauvre homme rentre tristement chez lui, délesté de son gagne-pain. Sa femme lui confie la garde des enfants et sort en lui disant : «Nous mangerons ce soir...»
 
• Sc : Sembène Ousmane • Ph/C : Christian Lacoste, Ibrahima Barro • M/Ed : André Gaudier • P : les Films Doomireew, les Actualités françaises • 20’ • 35 mm • F • N&B/ B&W • Int/Cast : Abdoulaye Ly, Albourah (Le cheval). Newin productions • 120’ • 35 mm • F • Coul/Col • Int/Cast : Tabara N’Diaye, Mamadou Diagne, Makhourédia Gueye, Goure, Mustapha Yade, Oumar Gueye, ismaila Diagne.
 
EMITAÏ Sénégal – 1971
 
1942. L’administration coloniale pétainiste cède le pouvoir aux hommes du Général de Gaulle. L’armée a besoin de vivres et décide de réquisitionner les réserves de riz du village. Résistance passive mais réelle, des hommes du village qui espèrent une intervention d’Emitaï le dieu du tonnerre... La répression s’installe. Le riz est livré par les hommes, commence alors le massacre des innocents.
 
• Sc : Sembène Ousmane • Ph/C : Michel Remaudeau • M/Ed : Gilbert Kikoine • S : El Hadj Mbow • P : les Films Doomireew • 101’ • 35 mm • F • Coul/Col • Int/Cast : Robert Fontaine, Michel Renaudeau, Pierre Blanchard, Ibou Camara, Ousmane Camara, Joseph Diatta.
 
FAAT-KINE Sénégal - 2000
 
Faat-Kine, c’est la rude ascension d’une femme trahie par les pères de ses enfants, Aby et Djib. La réussite de ces derniers à leurs examens de baccalauréat permet de jeter un regard sur le chemin de croix qu’elle a parcouru. Faat-Kine est le premier film d’une trilogie intitulée Héroïsme au quotidien. Le second volet est constitué par Moolaadé.
 
• Sc : Sembène Ousmane • Ph/C : Dominique Gentil • M/Ed : Kahéna Attia Riveill • S : Alioune Mbow • Mus : Yandé Codou Sene • P : les Films Doomireew • 120’ • 35 mm • F • Coul/Col • Int/Cast : Venus Seye, Mame Ndoumbé Diop, Tabara Ndiaye, Awa Sene Sarr.
 
GUELWAAR Sénégal/France - 1992
 
Guelwaar est une grande figure de la résistance et un défenseur convaincu d’une Afrique non corrompue. Il est aussi de religion catholique. Il meurt à la suite d’une agression. Sa famille se regroupe dans le petit village natal : sa femme, son fils handicapé, Véronique, sa fille prostituée, et Barthélémy, son fils qui a émigré en France. Les funérailles ont lieu mais le cadavre a disparu de la morgue. Après des recherches on se rend compte qu’il s’agit d’une banale erreur administrative : deux cadavres ont été intervertis.
 
• Sc : Sembène Ousmane • Ph/C : Dominique Gentil • M/Ed : Marie-Aimée Debril • S : Ndiouga Mactar Ba • Mus : Baaba Mall • Déc/AD : F. Laurent Sylva, Moustapha Ndiaye • P : les Films Doomireew, Galatée, FR3 films production • 105’ • 35 mm • F • Coul/Col • Int/Cast : Myriam Nyans, Lamine Niane, Bolle Mbaye, Babacar Mbaye, Cheikh Diongue.
 
LA NOIRE DE... Sénégal - 1966
 
La dramatique histoire de Diouna, une jeune fille naïve, engagée pour la durée de leur « congé » en France par un couple de coopérants. Elle part pour Antibes pleine d’illusions. En réalité, elle ne trouvera que le sort d’une bonne à tout faire et le mépris froid de ses patrons. Au fond de sa solitude, elle finira par se suicider.
 
• Sc : Sembène Ousmane • Ph/C : Christian Lacoste • M/Ed : André Gaudier • S : Charles Dixon, Yassala B. Sessouma • P : les Films Doomireew (Sénégal), les Actualités françaises avec la participation du ministère de la Coopération (France) • 65’ • 35 mm • F • N&B/B&W • Int/Cast : Thérèse Mbissine Diop, Anne- Marie Jelinek, Robert Fontaine, Momar Nar Sene, Ibrahima Boy.
 
LE MANDAT (Mandabi) Sénégal - 1968
 
Ibrahima Dieng, musulman pratiquant, a deux épouses dont il a eu sept enfants. Il est très bien considéré par ses amis et l’on sait qu’il a un neveu qui travaille à Paris, ce même neveu qui lui annonce l’arrivée d’un mandat de 25 000 FCFA. La nouvelle se répand dans tout le voisinage. Ibrahima se voit déjà riche. Las, les tracasseries administratives
l’empêchent de toucher ce fameux mandat.
 
• Sc : Sembène Ousmane • Ph/C : Paul Soulignac, Georges Caristan • M/Ed : Gilbert Kikoïne • S : Henri Moline, El Hadj M’Bow • Mus : Henry Moline • P : les Films Doomireew, Comptoir français du film • 90’ (version française) / 105’ (version wolof) • 35 mm • F • Coul/Col • Int/Cast : Mamadou Gueye (dit Makhourédia Gueye), Younousse N’Diaye, Issa Niang, Serigne Sow, Medoune Faye, Moustapha Toure.
 
MOOLAADÉ Sénégal/Maroc/Cameroun - 2004
 
Le cycle de la salinde (purification) a lieu tous les sept ans. Au village, une grande cérémonie est préparée par la gent féminine. Toutes les fillettes de cinq à dix ans doivent être « purifiées », c’est-à-dire excisées. Mais cette fois, six d’entre elles s’enfuient avant l’opération. Les deux premières disparaissent dans la nature, tandis que les quatre autres demandent le moolaadé (droit d’asile) à Colle Ardo dont le mari est en voyage.
 
• Sc : Alioune Mbow • Ph/C : Dominique Gentil • M/Ed : Abdellatif Raiss • S : Denis Guilhren • Mus : Boncana Maïga • Déc/AD : Joseph Kpobly • Cos : Sidi Amadou Ouedraogo, Jean-Marie Zongo, Adama Sawadogo • P : les Films Doomireew, Ciné-Sud Promotion, Ciné-téléfilms, Les Films Terre africaine, Direction de la Cinématographie nationale du Burkina Faso • 95’ • 35 mm • F • Coul/Col • Int/Cast : Fatoumata Coulibaly, Maïmouna hélène Diarra.

Bibliographie

Berte, Abdoulaye A., 1984, « Le Dernier de l’empire par Sembène Ousmane »,Présence Africaine 130 (2), 170-179.
Case, Frederick Ivor, 1993, « Aesthetics, Ideology, and Social Commitment in the Prose Fiction of Ousmane Sembène », in Gadjigo et al, 3-13.
Diouf, Madior, 1986, Comprendre ‘Véhi-Ciosane’ et le ‘Mandat’ de Sembène Ousmane, Issy-les-Moulineaux : Éditions St Paul.
Givanni, June, ed., 2000, Symbolic Narratives. African Cinema. Audiences, Theory and the Moving Image, Introduction by Imruh Bakari, London : British Film Institute Publishing.
Julien, Eileen, 1992, African Novels and the Question of Orality, Bloomington and Indianapolis : Indiana University Press.
Memel-Fote, Harris, 1970, « Le monde dans les cultures négro-africaines », Présence Africaine 73 (1), 223-247.
Miller, Robert Alvin, 1987, « Diégèse et anté-diégèse de Véhi-Ciosane », Perspectives Théoriques sur les Littératures africaines et Caribéennes, ed. Crosta, Miller and Onyeoziri, Université de Toronto, 111-123.
Murphy, David, 2000, Sembène, Imagining Alternatives in Film and Fiction, Oxford: James Currey/ Trenton, NJ : Africa World Press.
Mouralis, Bernard, 1993, L’Europe, l’Afrique et la folie, Paris : Présence Africaine.
Peters, Jonathan A., 1982, « Sembène Ousmane as griot : The Money-Order with White Genesis », African Literature Today 12, 88-103.
Nkashama Ngandu, Pius, 1977, « Le roman africain moderne : itinéraire vers la folie », Présence Francophone, 15, 78-92.
Sembène, Ousmane, 1960, Les Bouts de bois de Dieu, Paris : Le Livre contemporain; Presses-pocket, 1971.
Sembène, Ousmane, 1972, « L’image cinématographique et la poésie en Afrique », Rencontre Internationale des Poètes, Berlin, 22-27 déc. 1964, in Vieyra, 165-173.
Sembène, Ousmane, 1966 ; 1969, Le Mandat, précédé de Véhi-Ciosane, Paris : Présence Africaine.
Sembène, Ousmane, 1973, Xala, Paris : Présence Africaine.
Sembène, Ousmane, 1985, Le Dernier de l’empire, 2 vols, Paris : L’Harmattan, 1981. Réimpression en 1 vol.
Sembène, Ousmane, 1987, Niiwam suivi de Taaw, Paris : Présence Africaine. Soyinka, Wole, 1976, Myth, Literature and the African World, Cambridge : Cambridge University Press.
Snyder, Émile, 1976, « Le malaise des indépendances : aperçus du nouveau roman africain d’expression française », Présence Francophone 12, 69-78.
Tine, Alioune, 1985, « Pour une théorie de la littérature africaine écrite », Présence Africaine 133-4, 99-121.

Notes

[1] Interview de Guy Hennebelle, Jeune cinéma, No 34. 1968.
[1] Voir bio/filmographie en annexe. L’oeuvre de Ousmane Sembène est accessible en DVD, à la « Médiathèque des 3 Mondes ».
[1] « Sembène Ousmane, cinéaste, par Paulin Vieyra, éd. Présence Africaine, Paris, 1973.
[1] Première Revue mensuelle du cinéma et de la télévision, éditée par l’ex RTA à Alger.
[1] En lui décernant cette distinction, « les plus hautes autorités françaises ont voulu (lui) témoigner leur admiration », a expliqué M. Parant dans son discours.
[1] Pour déchirer le coin d’obscurité qui en Afrique, en France et ailleurs, recouvre ce cinéaste, J P Garcia lui a consacré une merveilleuse rétrospective, lors du Festival international d’Amiens 2007. Un « Prix Sembène Ousmane du meilleur film panafricain », décidé (en partenariat avec RFI) a même été créé. (In Le Film africain & le film du Sud n°44/45 (mai 2004) et n°50 (février 2007).

Auteur

Mohamed BENSALAH

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Pages 15-16

Africa Review of Books / Revue Africaine des Livres

Volume 04 N° 02,​ Septembre 2008