Chroniques philosophiques sous la canopée (Escapade passagère ou "sortie de piste" de la rationalité)

Le dieu perdu dans l’herbe. L’animisme, une philosophie africaine  par Gaston-Paul Effa,

Éditions Presses du Châtelet, 2015, 182 pages, ISBN : 2845926278, 17.95€

 

Fruit d’une quête « personnelle et spirituelle » (p. 11), cet essai retrace l’itinéraire d’un enfant de la brousse ayant eu à fréquenter les bancs de l’école moderne ; réalisant ainsi un autre « parcours initiatique » à l’ombre des circuits scolaires européens. Formé à la théologie et philosophie, il n’en a pas moins baigné dans la culture animiste. Ce qui expliquerait le titre un peu énigmatique et ambigu ; avec même une touche de prosélytisme et/ou de mysticisme puisque mêlant à de profondes interrogations un « désir d’approfondissement de soi et du rapport au monde » (p. 11), la certitude de l’existence « d’une parole antérieure commune à toute humanité » (p. 12), l’appel incitant à « vivre autrement » (p. 11-12). Le dit séjour en forêt sera l’occasion de se glisser dans l’intimité d’une tribu Pygmée et de retrouver les chemins vicinaux et symbolismes de son enfance; après avoir goûté au train-train de la vie occidentale et mesuré l’écart entre « un monde aseptisé, vidé de toute vie » et celui où « la forêt parle » (p. 25). Puis la rencontre avec Tala, une guérisseuse qui « avait la chance d’être le chef de tous les hommes de la tribu. (Cette) vieille dame de si petite taille (jamais) allée à l’école, (ignorant) ce qu’il y a dans les livres mais qui savait et pouvait lire dans le ciel, (et) les cœurs » (p. 44). Des instantanés/flash de propos d’une profonde et grave résonance philosophique autour de la "solidarité", la "mort", la "folie", le "pouvoir", la "préscience"…

  • « Toute violence faite aux animaux est une violence faite aux humains et à la nature toute entière » (p. 45).
  • « Tout luit de l’éclat de Dieu à celui qui sait regarder. Dieu est tout, il n’est pas en dehors des choses. Il n’est rien dans la réalité qui ne (Le) signale. Soulève la peau du monde et regarde » (p. 65).
  • « Apprends à aimer ces fleurs semées par une main invisible » (p. 65).
  • « Qui n’est pas capable de prendre soin des plus petites choses ne mérite pas les grandes » (p. 46).

 

Une leçon d’humilité tolérante délivrée à travers ces échanges apaisés et attendris. Plusieurs lectures s’offrent au lecteur qui peut voir un roman tantôt ethnologique/anthropologique, tantôt philosophique (ou écologique, cosmologique…) ; voire une certaine poétique vantant les principes de la nature et montrant à quel point le vernis de la modernité en a éloigné l’homme. Toujours est-il qu’en ouvrant sans doute aussi sur une façon un peu décalée, ringarde, de voir les choses, cette "itinérance/sous-bois" soulève d’autres questions plus essentielles : avec l’idée de renouer le fil avec les premières relations de causalité engendrées aux premières lueurs de la naissance de la raison humaine, et sa jonction avec les murmures de la Nature dans sa sobriété initiale. S’ensuit l’appel pressant à « revenir à la simplicité » contigüe à un mode de vie pastoral ; parce que perçu comme organisé différemment de la configuration monolithique propre au modèle occidental.

Une philosophie retracée/relookée en pensée animiste

Pour avoir lui-même été "trempé" de la tête aux pieds dans la marmite de l’éducation traditionnelle, il en porte la marque. L’influence reçue semble si prégnante qu’elle s’impose à lui comme alternative au dispositif culturel occidental. Comme quoi on ne sort jamais tout à fait indemne de l’éducation reçue en bas-âge, et le marquage est tel qu’il suit son détenteur où qu’il se trouve. Au-delà du côté rustique, il est question de relents d’une pensée animiste qui, qu’on le veuille ou non, fait partie intégrante de sa culture basique, traditionnelle ; et renvoyant de fait à tout un système de pensée ou à un syncrétisme spirituel/religieux, toujours vivace dans certaines contrées africaines. Aussi voit-il dans la forêt un lieu ouvert, propice à la médiation et la contemplation. Avec un talent narratif se voulant dans la lignée des conteurs émérites de l’Afrique traditionnelle (celle de la parole pesée/soupesée à travers laquelle circulent des messages décisifs), le récit de ce « voyage préparé de longue date » se lit certes facilement, mais n’en posant pas moins de véritables dilemmes cognitifs/épistémiques ; à l’image de ceux mettant en évidence la tension entre savoir profane et savoir scientifique, « vérité révélée » et « vérité d’expérience »[1]. L’ambiguïté corrélée aux deux modes de savoirs évoqués demeurant toujours actuelle à travers la question : jusqu’où y a-t-il continuité ou rupture entre sens commun et théories scientifiques ? Et où donc finalement se situerait la science dite "vraie/exacte"? D’autant que parfois l’affect semble primer sur la raison lorsque la préférence semble accordée à une philosophie "buissonnière" (comme l’y incite "son" mentor : « penser sans raisonner », p. 34) sur celle typiquement académique. Un cheminement d’autant plus dissonant qu’il équivaudrait pour l’homme contemporain à tourner le dos aux avancées enregistrées, faire demi-tour pour revisiter des solutions d’hier et s’adonner à d’autres ‘’rêveries solitaires’’…

-         « Arrête de réfléchir. Vis !» (p. 37).

-         « Donner congé à sa raison » (p.69), déconstruire d’autres schémas/catégories établis » (p. 54).

Mais d’un autre côté peut-on vraiment comprendre les avancées enregistrées par la pensée contemporaine si n’étaient pris en compte les balbutiements initiaux d’hier ? Autre dilemme : suivre son instinct/intuition ou se fier aux solutions réfléchies?

S’il rend compte d’une autre idée de l’homme ou la philosophie elle-même, il n’en suggère pas moins, parallèlement à l’invitation d’un retour aux racines/sources, un double regard sur la nature simultanément appréhendée sous l’angle scientifique et spirituel. Reste alors que si la thématique d’un retour à la nature n’est pas nouvelle en soi, puisque maintes fois rebattue (à l’exemple du naturalisme invitant à se rapprocher d’un état de nature en voie d’extinction mais fermé aussi à toute idée de transcendance), ce récit s’attache à rappeler ce que, au fin fond de la forêt africaine, l’acte de comprendre le monde veut dire. Etant entendu qu’aucun mode de savoir n’est supposé meilleur qu’un autre, même si parfois des situations conduisent de facto à l’allégeance/conformation au sens commun. Au final: une sorte de contre-philosophie qui, de toute évidence, juge la pensée animiste plus pertinente ou cohérente que ne l’est la rationalité moderne. Auquel cas, il s’agit ici non pas d’exploration de pistes nouvelles mais plutôt d’un choix à lui de revisiter, se réapproprier un circuit ancien déjà balisé, délimité et marqué.

La force incontournable des mythes/légendes d’hier

Toutefois, la perplexité est de mise lorsqu’est relevée, chez lui, la tentation de souscrire à la pensée/religion animiste. Ce qui montre la force attractive d’anciennes croyances qui résistent aux changements. N’est-il pas constaté que, malgré toutes les avancées enregistrées, la magie et les conduites irrationnelles demeurent omniprésentes dans le monde moderne ?

Face au train de vie trépidant et singulièrement agité du monde présent, il en est qui suggèrent d’autres approches pour pouvoir garder les pieds sur terre et ne pas être emporté dans le tourbillon d’une "modernité" jugée, à tort ou à raison, effrénée. D’où l’invitation à un changement de cap/perspective (ou d’échelle) mais aussi une véritable décentration pour renouer les fils avec la Nature dans sa simplicité et son authenticité. L’Afrique profonde recèle encore de précieux gisements vierges, non altérés ou dénaturés par les excès inhérents à un développement, parfois mené avec bien des aléas et amères désillusions ; la tentation de suivre au pied de la lettre le "modèle occidental" ayant souvent montré ses limites. D’où l’intérêt d’un travail de réflexion local pour convoquer/mobiliser des solutions strictement endogènes. Voici pourquoi c’est un livre qui, d’une certaine façon, se propose d’ouvrir un nouvel angle de vue, un peu comme une nouvelle ligne de front, en vue de se réapproprier des savoirs ancestraux. Si certains paraissent plus ou moins délaissés, pour ne pas dire carrément tombés dans l’oubli, l’on peut voir d’autres emprunter d’incroyables trajectoires pour survivre/subsister sous mille et une facettes.

Tiraillé entre deux mondes culturels, le "visiteur", engouffré dans la forêt, semble cumuler le paradoxe d’un retour à un syncrétisme initial qui, quoi qu’il en dise, ne paraît réellement convaincant que pour l’auteur au premier chef. Mais tout de même mettant le lecteur devant un "choix cornélien" intimant d’avoir à trancher entre un savoir académique formellement structuré et un autre générique, disséminé en vrac dans chaque vecteur/élément du monde naturel.

Toujours est-il qu’en exprimant son penchant vers une revivification de la pensée animiste, c’est une bien lourde responsabilité qu’a choisi l’auteur de porter sur ses épaules. D’autant que dans de nombreux pays africains, il est fait état d’une résurgence de rites polythéistes, de survivances de pratiques d’idolâtries ou de sorcelleries. Lesquelles, d’une manière ou d’une autre, remettent en cause les promesses salvatrices/émancipatrices que pouvait laisser entrevoir une éducation résolument moderne dont la vocation principale est d’affranchir les esprits de l’emprise de croyances archaïques, les amener à ne pas céder ou succomber facilement aux tentations irrationnelles.

Néanmoins, cet ouvrage s’est attaché aussi à démontrer que d’autres modes de connaissances ont été investis par l’homme et même si parfois la science moderne passe pour les regarder de haut (ou un peu de travers), ils n’en sont pas moins fonctionnels dans le présent des sociétés actuelles toutes catégories confondues. Aussi considère-t-il que l’Afrique, parce qu’initiée précédemment au détour de grandes et rudes épreuves, a beaucoup à dire et faire apprendre. Toutes proportions gardées, cela rappelle un peu l’histoire du Petit Poucet qui, sur un plan initiatique, tente de retrouver le chemin menant vers de telles vérités enfouies dans l’ordre naturel des choses. C’est donc une plongée dans les sortilèges de l’Afrique d’hier avec ses pratiques animistes et/ou païennes ; une virée dans les racines des choses.

L’irrésistible quête d’un retour au commencement

Plus globalement encore, il est question d’une remise en cause de catégories/références philosophiques apprises à l’ombre d’institutions de socialisation occidentales ; et subséquemment, une redécouverte du langage, primaire : celui de la nature. Un langage oublié car, dit-il, « le savoir nous détourne non seulement de la nature mais aussi de nous-mêmes »         (p. 48).

Dans un rapport comparatif, il montre que certaines tribus africaines ont, quant à elles, continué d’évoluer dans la cadre naturel des origines, sans s’en éloigner. D’aucuns y verront un manifeste vantant l’école de la nature. De telles pérégrinations cogitatives sonnent un peu aussi, quelque part, comme une irrésistible tentation d’un retour vers le puits ancestral des archétypes et codes archaïques. Car à travers la « voix de la forêt » qui parle et énonce ses prosaïques paraboles, c’est bien l’allégorie du retour au commencement des choses dans leur déploiement/balbutiement originel. Sur ce, force est de considérer cette longue quête, effectuée en sens inverse et à contre-courant des évidences actuellement en vogue, comme une adhésion spontanée au sens commun dans sa prosaïque et/ou rudimentaire spontanéité. Pas à pas, le lecteur se retrouve alors à flâner sur le chemin de croyances anciennes dont, visiblement, l’auteur lui-même semble avoir bien du mal à s’en distancier avec un certain recul.

Pour autant, retenons surtout qu’il s’agit là d’un livre proposant à sa façon un contre-modèle en termes de paliers réflexifs. Et donc à ce titre, renvoyant à tout un fond culturel patiemment amassé et accumulé sous les denses branchages/feuillages de la grouillante forêt africaine.

Sous une allure faussement débonnaire, l’ouvrage soulève une réelle et lourde problématique d’ordre philosophique, laquelle toutefois semble ne revêtir de sens en soi que pour l’auteur au premier degré. Et ce, dans la mesure où sa propre immersion dans la culture occidentale semble loin d’avoir été suffisamment stabilisante, tant épistémiquement que symboliquement parlant. Indirectement, ce travail rappelle la constante et permanente proximité entre rationalité et irrationalité ; y compris donc chez ceux ayant pourtant bénéficié d’une "visite du propriétaire" dans l’Ecole dite moderne et se retrouvant curieusement à lorgner sans cesse vers des schémas parallèles. Alors qu’on pouvait logiquement s’attendre à ce que le "’philosophe rompu" (qu’il prétend être) prenne aisément le dessus dans le face-à-face avec Tala, on le voit finalement baisser pavillon, cédant à plate couture puis sans coup férir, lâcher prise en se rangeant mollement aux "sentences"[2] et autres "arguments/maximes" convoqués par son hôtesse ; devenue pour l’occasion sa tutrice et/ou mère "nourricière" (au terme d’une cinquantaine de rencontres) au propre comme au figuré.

Encore une fois, la nature du livre ne manque pas de paraitre quelque peu déroutante, troublante même ; et ce, d’autant qu’aujourd’hui la "barbarie" n’est pas seulement portée et/ou véhiculée par des éléments confinés à la périphérie. Elle est aussi prise en charge par des médias ayant pignon sur rue dans des sociétés dites avancées qui, par leurs "idées arrêtées" et autres "clichés rabattus", alimentent en vase clos les circuits fatidiques du délire et de la déraison. Ainsi en est-il de ces "penseurs buissonniers" qui, exactement comme le font des chasseurs dans la jungle, tendent leurs mortels "pièges cognitifs" à l’intention des lecteurs/randonneurs imprévoyants ou foncièrement imprudents. Il suffirait alors d’un brin d’inattention pour qu’aussitôt le piège s’enroulât sur la proie distraite ; avant de voir celle-ci irrémédiablement entraînée vers d’imprévisibles galeries ou irréversibles chemins de traverse.

Cela dit, s’il est établi que l’animisme n’est pas le propre de sociétés ayant proliféré dans l’Afrique dite profonde, il n’en reste pas moins que ses traces sont encore vivaces dans certaines de ses contrées subsahariennes et qu’« il demeure un système de pensée qui conditionne la manière de vivre de bien des peuples du continent »[3]. On sait que les rites animistes n’y ont jamais disparu pour avoir donné naissance à d’irréductibles syncrétismes religieux ou indélébiles pratiques polythéistes. Mais s’il est vrai aussi qu’aucun mode de savoir n’est à considérer comme subalterne ou négligeable, serait-ce malgré tout ce seul modèle, typiquement ancien, qu’il voudrait voir réendosser in fine, après avoir pourtant fait ses classes dans de prestigieuses universités européennes ; sans même envisager d’autres perspectives possibles.

Son attachement à l’animisme se reflète dans cette interrogation : « l’Afrique pouvait-elle être autre chose qu’animiste? Comment un Africain pouvait-il être chrétien ou juif puisque nos ancêtres croyaient tous aux sortilèges? »      (p. 31). Un questionnement qui semble recéler bien des non-dits et permet de noter aussi au passage qu’il n’est fait nulle référence à l’Islam pourtant lui aussi présent, depuis des lustres, dans la trame historique et symbolique associée à cette prolifique contrée. Se pose dès lors la question de savoir s’il s’agit alors d’un parti-pris assumé ou bien est-ce dû à la prééminence concédée à la veine animiste (rattachée, dira-t-il, « à une sagesse populaire empirique millénaire »), par ailleurs, toujours active sous de multiples facettes. Ou bien encore d’une habile omission et un évitement tenant compte des positions tranchées de l’Islam à l’égard de ces survivances d’un autre temps. On n’en saura pas plus ! Mais ce silence n’en est pas moins révélateur et instructif des ingrédients nihilistes instillés, presque en catimini, au détour de cette interrogation fulgurante : « Mais quelle faute a-t-il donc commise pour aller au paradis ? Quel paradis implore-t-il auprès de quel Dieu sévère pour demeurer jusqu’à son dernier souffle obligé de mourir ? » (p. 74).

Conclusion 

Reste que ce livre offre un regard englobant sur l’Afrique d’hier, ses anachronismes et pratiques polythéistes qui, en dépit de tous les efforts accomplis par les systèmes d’éducation contemporains pour les éradiquer, semblent renaître de leurs cendres. Toutefois, la question se pose de savoir si cette plongée en forêt relève d’une brève et fugace escapade ou au contraire renvoie à une "sortie de piste" du registre de la rationalité ; équivalant en dernier ressort à une incursion hors du registre épistémique dans sa configuration contemporaine. Et du coup, l’occasion pour l’auteur de verser dans un prosélytisme pro-animiste. Question à envisager au demeurant pour se garder, le cas échéant, de tout faux-pas interprétatif dans le sillage de ce qui, à première vue, peut être compris comme une simple réflexivité environnementale/écologique et une insistance mise sur un retour à la nature, voire un ressourcement avec l’espoir (pour lui) d’y trouver son bonheur. Mais qui sans doute, en filigrane, peut valoir bien plus que ça n’en a l’air au premier abord. D’où l’impérieuse nécessité pour le lecteur de garder sa pleine conscience en éveil afin de ne pas se retrouver dans un cul-de-sac inattendu ; et cautionner alors à son insu, sans trop y prendre garde, un déballage exagérément amplifié. En tout cas, bien étrange pharmacopée à une époque où tout le "background" mobilisé par l’espèce humaine s’avère souvent dérisoire pour faire face à des problématiques cruciales.

Peut-être alors eût-il mieux valu parler de mutualisation de moyens plutôt que d’une mise en retrait par rapport au rythme du monde actuel dont la cacophonie ambiante n’offre plus ni quiétude ni sérénité. C’est dire, eu égard aux dynamiques passéistes agissant en sens contraire et à contre-champ des "choix modernistes", que les combats que doit livrer l’entreprise éducative en Afrique, dans des sociétés aliénées (balafrées, abîmées et durablement affaiblies) par la colonisation, sont plus que jamais incommensurables. Et la tâche est loin d’être de tout repos puisqu’en l’absence de renouvellement d’approches, c’est la porte ouverte à bien des pratiques superstitieuses, anachronismes et vieilleries d’un autre âge. Ce qui, en soi, reste un pari risqué.

 

Notes

[1] J-P. Castel, Le déni de la violence monothéiste, l’Harmattan, 2010.

Dans la tradition monothéiste, Dieu « ne peut être comparé (…). De telles comparaisons sont en effet sacrilèges, interdites, condamnées comme idolâtres. (Il) se trouve projeté hors du cosmos, par opposition à l’adoration mondaine que représente l’idolâtrie. Cette distance infranchissable placée entre Dieu et le monde représente une forme de dualisme poussé à l’extrême.» (PP.20-21).

[2] « Le sorcier, lui aussi, avance ses conclusions en les habillant d’une phraséologie d’apparence raisonnable. Pour être convaincant, il doit dire, au passage, un minimum de choses sensées et plausibles.» Cf. S. Amin, Monde Diplomatique, août 1997.

[3] Cf.  http://kangnialem.togocultures.com/lanimisme-selon-lecrivain-gaston-paul-effa-une-philosophie/

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