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L’intellectuel nigérien : nul n’est prophète en son pays

L’intellectuel nigérien : nul n’est prophète en son pays

Mohamed Miliani

Niger: Les intellectuels, l’Etat et la société

sous la direction de Kimba Idrissa

Codesria, Dakar (Sénégal), 2016, 337 pages, 83,56 €

ISBN : 978-2-86978-708-7

 

 

 

L’intellectuel public a toujours pensé son rôle dans sa société de manière équivoque ou ambivalente, témoin de la diversité de définitions attribuées à cette catégorie d’acteurs sociaux, de leurs conceptions de soi et de leurs liens à l’autre, en particulier l’Etat et leur société. En retour, la société et le politique ont développé des rapports d’attraction-rejet envers eux assez forts. Il est vrai que les intellectuels eux-mêmes n’ont pas toujours réussi à rendre leurs dires et actes plus compréhensibles. Ainsi, si Sartre, au sein d’une Europe en crise, en partie due à la confrontation des identités, qualifiait l’intellectuel de : « quelqu’un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas »1, Collini2 reconnait aux intellectuels ‘a more generalogic’ commune à ces derniers en dépit de leurs origines culturelles, sociales, raciales ou autres. Edward Said, adoptant une définition plus générique, a défini l’intellectuel public comme « le moqueur dont la position est de soulever publiquement des questions embarrassantes, de confronter l’orthodoxie et le dogme, pour être quelqu’un qui ne peut être facilement coopté par des gouvernements ou des corporations »3. Pour ce qui est de la Grande Bretagne, John Naughton4 avance : « you have to go back to Orwell and Huxley to find British intellectuals at the heart of national public debate »5.

 Cependant, dans d’autres sphères culturelles et politiques, les Liang Qichao (1873-1929, politicien, journaliste, poète, traducteur, éducateur, historiographe) en Chine, Jamal-al- Din-al-Afghani (1838-1897, penseur panislamiste) dans le monde islamique et Rabindranath Tagore (1860-1941, Nobel de littérature, érudit) en Inde, véritables ‘parrains spirituels’6 ont développé des paradigmes différents de ceux de l’Ouest de par les questions qui les interpellaient et de ce qu’ils considéraient comme la vérité. Sans remonter jusqu’à William James (1842-1920), l’Amérique est plutôt connue pour son anti-intellectualisme7, même si des noms aussi prestigieux que Noam Chomsky (linguiste), Norman Mailer (écrivain), Ta- Nehisi Coates (blogger), Susan Sontag (écrivaine, activiste), Walter Lippmann (journaliste), et bien d’autres ont été chacun dans son domaine d’intérêt ou de recherche des voix discordantes avec le ‘mainstream thinking’ (pensée traditionnelle), une des postures les plus prisées par les intellectuels de par le monde. Quant aux intellectuels africains, pris entre le particulier (de leur vie, de leur pays ou de leur communauté) et l’universel (les valeurs humaines, la spiritualité), mais forts de leur passé (qu’ils abordent entre apologie et approche critique) et de leurs liens avec les autres cultures du monde, et de leurs connaissances, ils ont dû se battre d’abord pour l’indépendance de leur pays voire du continent (panafricanisme) et affronter ensuite des systèmes postcoloniaux et néocoloniaux toujours injustes, et ainsi faire leur les débats sur les mémoires (orales et écrites), le multipartisme, la démocratie, le népotisme, la négritude (‘tigritude’ selon Wolé Soyinka, voire ‘homnitude’ que Boubou Hama8 situe au-delà de la négritude), mais aussi la mondialisation, les droits de l’homme, etc.

Cet intellectuel africain peut-il être considéré de la même façon, du Nord au Sud du continent ? Dans la même optique, et pour ce qui est de l’Algérie, El Kenz a catégorisé la communauté universitaire en trois entités : ‘l’académique’, ‘l’engagé’ et le ‘consultant’, ce qui permet d’opérationnaliser autrement le concept d’intellectuel qui est moins monolithique qu’il parait. Néanmoins, ces intellectuels se sont situés pour la plupart entre deux paradigmes antagoniques : celui de continuité voire de mimétisme, souvent des élites intellectuelles européennes, et celui de rupture voire d’émancipation. Y-a-t-il alors des particularismes qui se sont développés au niveau local ? Peut-on alors dresser une cartographie des idiosyncrasies de ces intellectuels africains ? En quoi alors le Niger, objet d’analyses dans l’ouvrage collectif édité par Kimba Idrissa, offre-t-il des trajectoires de vie représentatives de l’ensemble des intellectuels nigériens ? Les intellectuels sont-ils bien un ‘groupe hétéroclite’ pas nécessairement ‘europhones’ (Kane9 2003) ? Ces intellectuels sont-ils de simples spectateurs de la vie nigérienne ou sont-ce des acteurs plus engagés, dans le sens sartrien du terme ? L’histoire du Niger entre royaumes, sultanats et empire, colonie française (1922-1958), république autonome (1958-1960) puis république jusqu’à la 7e en 2010, est un véritable chemin heurté où tous les pouvoirs (politique, économique, religieux, militaire, et intellectuel) se sont confrontés. Cette histoire se caractérise parfois par des oppositions violentes (coups d’état 1974 et 2010, putschs 1996, manifestations estudiantines 1990, offensives touaregs 1991) et dont les acteurs principaux ne sont pas que des militaires mais aussi des intellectuels, souvent des enseignants. De manière générique, il ressort des différentes narrations quatre différentes postures (Alou, pp. 309-337) aux quelles ont souscrit les intellectuels dans le pays : ceux d’avant la colonisation plus préoccupés par le développement identitaire et la constitution d’une entité nationale indépendante, puis ceux de la période postcoloniale qui ont profité du processus de décolonisation, puis une génération plus cultivée qui a dû faire face aux régimes autoritaires ou militaires de leur temps, et enfin une dernière génération d’intellectuels qui ont joui de plus d’ouverture démocratique mais ont eu à faire à des ainés dont l’agenda premier était/est de ‘décomplexer’ (Daouda) les jeunes par rapport à leur passé. Par contre, certains parmi ces intellectuels ont été bienveillants vis-à-vis de l’ancien colonisateur allant jusqu’à attester que « la France a apporté, par ses soldats, par ses éducateurs, par ses prêtres, par ses administrateurs, son esprit frondeur, sa rigueur cartésienne… son sens de la logique, de la justice, de l’organisation… » (Hama 196910, 2 : 9-10, op.cit in Idrissa).

Décidemment, certains ‘intellectuels’ ne semblent pas vouloir se départir du ‘complexe de colonisé’, offrant ainsi des ‘arguments’ pour les adversaires des indépendances en Afrique. L’ouvrage édité par Idrissa K. se subdivise en trois ensembles assez inégaux, intitulés : ‘histoires de vie’ (pp. 17-154), les ‘intellectuels dans l’espace public’ (pp. 155-262) et les ‘intellectuels et les savoirs’ (pp. 263-337) Cependant, la présentation aurait pu être inversée en partant de ce qui est générique : les intellectuels dans l’espace public, puis leurs rapports aux savoirs pour finir par les spécificités de leurs trajectoires personnelles dans ‘l’arène publique’ (Idirissa K : 7). Tout lecteur non initié a besoin d’une telle approche pour mieux contextualiser les engagements, les responsabilités, les compromissions, les réussites ou les échecs. Néanmoins, une vérité est établie : l’intellectuel nigérien n’est pas une création de la domination coloniale. Les ‘petites histoires’ individuelles innervent ainsi la Grande Histoire d’un pays qui a aussi subi l’influence d’intellectuels arabomusulmans bien avant la colonisation française, et dont le background culturel est ancestral. Le point de départ des différentes contributions n’est pas seulement le récit sur les réponses apportées par les intellectuels nigériens aux problèmes de leur temps, mais aussi celui de la confrontation, la leur ou celle de figures de proue dans l’histoire du pays, contre des forces politiques et/ou intellectuelles opposées sur des questions aussi problématiques que l’économie en déclin, la lutte pour le pouvoir, le combat contre le néocolonialisme dans des contextes sociopolitiques et/ou religieux divers à travers l’histoire nationale pré ou postcoloniale.

Les différents écrits contribuent de manière complémentaire et assez exhaustive à la définition des rôles et missions des intellectuels nigériens. La diversité des vues confirme si besoin était de l’extrême volatilité du concept d’intellectuel, mais aussi de la permanence de certains traits. Ainsi, dans son chapitre, Daouda (pp. 67-103) établit une typologie fonctionnelle entre l’intellectuel par les idées, par le parcours universitaire ou l’engagement politique. Moukaila (pp. 281-308), quant à elle, singularise un peu plus l’intellectuel qui doit avoir un savoir à transmettre, ce qui peut éliminer bien des candidats à ce titre, mais pour une finalité claire : influencer les autres. Alou lui pose de manière critique le profil de certains ‘autoproclamés et autocélébrés’ diplômés qui adoptent une ‘multiposionnalité’ à géométrie variable. Dans le même élan, Maidoka (pp. 187-226) accentue un peu le trait en parlant de ‘trahison des clercs’ et de la faillite des élites, tout en relevant que la population nigérienne était sous-scolarisée en 1947 (2.6% seulement de la population totale). Ces histoires de vie, loin d’être semblables, décrivent des acteurs aux trajectoires chaotiques (celle du lettré musulman Mahaman Diobo, médiateur et déterminé à amener les gens sur la voie de l’Islam, de Boubou Hama, premier instituteur au Niger, voire de dan Fodio impliqué dans l’action militaire et le djihad en 1804 pour l’établissement de la charia), aux ambiguïtés toutes stratégiques (l’histoire de Hama qui a oeuvré aussi bien pour l’unité africaine que pour la francophonie, tout en essayant de trouver une synthèse entre les deux civilisations) ou aux combats quelquefois sans issue pour la sempiternelle réconciliation entre  tradition et modernité (Boubou Hama). Ces acteurs sont plus ou moins prométhéens dans leurs démarches comme des précurseurs de temps à venir, mais dont l’agir professionnel les pousse vers l’essentiel : « l’Indépendance d’abord, le reste ensuite » (Djibo Bakary, in Issa, pp. 155-185). Certains regardent vers l’Occident quand d’autres sont plus concernés par des passés mythifiés ou des héritages pas toujours assumés. Dans l’ouvrage dirigé par Idrissa, reprenant en partie la dichotomie gramscienne d’intellectuel traditionnel et organique, les contributions montrent un intellectuel explorateur ou organique (cf. Mahaman, pp. 19-33) ou engagé (cf. Maidoka), un militant (cf. Daouda, Mallam, et Adji), un syndicaliste (cf. Bakary et Abdoullaye), parfois un prédicateur (cf. Mahaman) ou un savant (cf. Idrissa K.) qui se battent mais ne réussissent pas toujours à éviter l’allégeance (cf. Adji) ou la compromission (cf. Maidoka), eux qui sont souvent exclus des débats nationaux (cf. Moumouni, pp. 265-279), ou qui subissent les préjugés sociétaux (l’intellectuelle femme chez Mounkaila). Ceci explique pourquoi l’intellectuel ne s’empêche pas d’adopter des attitudes antinomiques, entre conformisme et contestation.

En outre, rien dans cette typologie ne montre de différence marquée par rapport à d’autres espaces politiques ou culturels en Afrique ou ailleurs, si ce n’est la rare volonté collective pour constituer un esprit de corps, à l’instar d’autres mouvements intellectuels de par le monde : le mouvement Dada, le Black Consciousness, les Gender Studies, l’Existentialisme, le jadidisme, les Cultural Studies ou la New Cultural History. Ce qui débouche régulièrement sur l’image de la pyramide (Gramsci) à la tête de laquelle se trouve le penseur principal alors que les intellectuels ‘de base’ sont occupés par les menues tâches managériales et/ou administratives. Idrissa propose à notre curiosité des récits analytiques sur des mouvements d’intellectuels depuis la période précoloniale (Mahaman : guerre sainte de 1804, Idrissa A : XVIIIe siècle, Moumouni : XIXe), mais aussi des ‘histoires de vie’ d’hommes plus contemporains (Boubou Hama militant anticolonial ; Mahaman Diobbo, intellectuel musulman investi dans le renouveau islamique et adaptant une attitude toute gandhienne de nonviolence; Abdou Moumouni, savant universitaire ; Djibo Bakary et Mamani Abdoulaye, militants) et de femmes qui apparaissent seulement sous la forme d’un mythe, celui d’une femme, ‘mère de toutes les ethnies’ (Mounkaila : 291), confrontés tous aux forces vives de leurs sociétés et au politique derrière la figure du colonialiste, de l’opposant, parfois même, de l’ex-compagnon d’armes. Thématiquement, c’est d’abord la condition humaine dans toute sa complexité qui est disséquée dans ces récits de vie: l’engagement, la responsabilité, l’allégeance, les préjugés, l’éveil des consciences, etc. En cela, les narrations sont la reproduction fidèle de démarches d’intellectuels dans d’autres aires culturelles (en Afrique, en Occident ou en Asie).

La constitution de soi dans son opposition à l’Autre (le colonisateur, le despote, le militaire) est le fil conducteur dans les récits proposés. Il ressort aussi que l’histoire des idées à travers le temps et l’espace est fortement liée à des histoires d’abord personnelles (Abdoullahi dan Fodio, Alfa Mahaman Diobo, Boubou Hama ou Abdou Moumouni Dioffo), ou collectives d’intellectuels (Djibo Bakary et Abdoullaye Mamani, ou le parti Sawaba) dont certains ont impacté la vie politique et/ou culturelle de façon durable. Ces intellectuels étaient/sont souvent en face d’une société civile empêtrée dans la quotidienneté à cause de problèmes économiques et d’un pouvoir  coercitif d’un appareil d’état qui a su néanmoins ouvrir le champ politique à partir des années 1990. Cependant, ces intellectuels formaient une ‘classe en soi’ (Adji, pp. 227-262), et leur domaine de prédilection était aussi bien les arts, l’université, la politique ou les médias. Ces groupes sociaux et les individualités qui la constituent étaient jugés différemment selon leurs actions et leurs postures. On passe ainsi du ‘clerc’ ou ‘prophète porte-parole’ (Adji) à ‘mandarin’ (Maidoka), à ‘guides, éclaireurs et catalyseurs du changement social’ (Issa), à intellectuel opportuniste voire ‘véreux, lèche-bottes perpétuels et piqueassiette invétérés tapis à la présidence’ (Djibo in Hamani 2009). Par contre, les intellectuelles-femmes (Mounkaila) ces ‘gardiennes et passeuses de savoir’ sont cantonnées dans leurs rôles traditionnels, car les femmes, ces ‘invisibles’, doivent encore attendre d’être émancipées par des ‘tierces personnes’ et conviées à prendre des strapontins pour rendre plus visibles leurs conditions. Mais c’est par le biais du mythe de Harakoye Dikko que les intellectuelles-femmes sont convoquées, elles qui se situent entre clercs et porte-parole de ceux qui ne peuvent s’exprimer ou n’ont pas la légitimité de le faire. L’ouvrage collectif dirigé par Kimba Idrissa n’est certes pas unique en son genre11. Il permet néanmoins de cerner puis de comprendre la complexité des dynamiques politiques, sociales ou idéologiques dans l’espace d’un pays donné.

La micropolitique de la vie intellectuelle au Niger montre un lent processus de démocratisation qui influence indirectement les postures des uns et des autres face à un Etat omniprésent, un politique envahissant ou une société qui les exècre ou les ignore. Les regards croisés des différentes contributions montrent un intérêt particulier des intellectuels pour les questions de leur temps; cependant, certaines thématiques restent sous-étudiées: le pillage des ressources minières, les guerres ethniques/tribales ou les fraudes électorales (Idrissa K, pp. 105- 154). Par ailleurs, est-ce rassurant ou est-ce seulement une non priorité nationale, qu’aucune contribution n’ait développé la problématique des langues et autres vernaculaires présents dans l’espace culturel du pays caractérisé par un plurilinguisme de fait avec le français, langue officielle et d’enseignement, l’arabe, langue d’alphabétisation et d’une dizaine de langues natives. Il ne reste pas moins qu’il y a une note d’optimisme qui se dégage de l’ouvrage par rapport au champ intellectuel en voie de construction en dépit de régimes autoritaires et/ ou militaires qui se sont succédé depuis l’indépendance et qui ont eu à cœur d’éradiquer les voix/voies discordantes. Le processus de démocratisation, même ‘balbutiant’ (Alou), a certes contribué à refonder les rapports de l’intellectuel avec l’Etat et sa société, mais a aussi permis à d’autres profils d’intellectuels d’émerger, en particulier, les journalistes. En face d’eux, l’Etat postcolonial a été diversement appréhendé. Celui-ci a souvent utilisé l’intellectuel, l’a marginalisé et parfois combattu. Néanmoins, face à ces réactions certains intellectuels ont souvent adopté une ’conformité stratégique’ (Strategic compliance, Lacey12 1977) pour éviter les foudres d’un Etat jacobin qui accepte rarement de s’amender ou de (se) réformer. L’intellectuel est parfois cette ‘conscience malheureuse’ (Hegel)13esseulée et frustrée de ne pouvoir imposer ses vues, impuissante qu’elle est d’exister en tant que force de propositions bien établie mais pas toujours entendue, pour un besoin de réconciliation avec soi et l’Autre et pour une reconnaissance par les siens pour une légitimité vacillante. Les intellectuels, sujets des écrits dans cet ouvrage collectif ont eu à coeur de rentrer dans la catégorie sartrienne et de s’occuper de ce qui ne les concerne pas (directement), mais les a faits, les a construits, les a définis, certains avec succès d’autres avec des résultats mitigés, mais leur engagement était sincère et total. L’ouvrage, Niger : les intellectuels, l’Etat et la société, se décrypte comme un ensemble d’éléments d’un puzzle de récits post-positivistes essayant de restituer la complexité du groupe social informe que constituent les intellectuels, de la justesse de leur combat, de leur positionnement variable vis-à-vis d’un état omniprésent dans un monde postmoderne qui impose sa vision des individus comme personnalités multiples et du rejet de l’unipolarité, à contre-courant de ce que beaucoup d’intellectuels pas seulement africains refusent : l’hybridité identitaire. Le lecteur lira de manière différenciée et inégale les chapitres du livre, car les problématiques, les périodes, les personnages sont décrits avec plus ou moins de clarté et d’analyse, voire d’objectivité, qui donneront un effet mosaïque. Mais ultimement, le travail éclaire bien des zones d’ombres et de questionnements offrant alors des relectures possibles du destin de certains hommes, en l’occurrence, les intellectuels, mais aussi de leur pays, le Niger. Un tel ouvrage permet de comprendre pourquoi l’Afrique, toute entière, est (toujours) ‘mal partie’.

 

 

 

Notes

  1. J.P. Sartre, 1972, Plaidoyer pour les intellectuels, Paris : Idées Gallimard.
  2. S. Collini, 2006, Absent Minds: Intellectuals in Britain, Oxford: OUP.
  3. The scoffer whose place it is publicly to raise embarrassing questions, to confront orthodoxy and dogma, to be someone who cannot easily be co-opted by governments or corporations’: E. Said
  4. John Naughton, universitaire irlandais, journaliste et auteur, in The Observer du 8/05/2011.
  5. «Vous devez retourner à Orwell et Huxley pour trouver des intellectuels Britanniques au cœur du débat public national».
  6. Dans Asian intellectuals and the Roads not taken (19/09/2012), World policy blog, AnanyaVajpeyi commentant l’ouvrage de Pankaj Mishra From the ruins of empire: the intellectuals who remade Asia (2012), a qualifié le récit des trajets intellectuels et des aventures politiques de ces trois intellectuels «d’original, d’engageant et souvent complètement surprenant».
  7. R. Hofstadter, 1963, Anti- Intellectualism in American Life ; Knopf a reçu le Prix Pulitzer en 1964.
  8. In A.A.I. Daouda.
  9. O. Kane, 2003, Intellectuels non europhones, CODESRIA, Document de travail, n°1, 71 p.
  10. B. Hama, 1969, Kotia Nima, 2 volumes, Paris, Présence Africaine.
  11. Cf. Thandika Mkandawire, 2005, African Intellectuals: Rethinking politics, language, gender and development, Dakar: CODESRIA; Toyin Falola, 2004, Nationalism and African Intellectuals, University of Rochester Press ; Paul N’Da, 1987, Les intellectuels africains et le pouvoir en Afrique Noire (Logiques sociales), L’Harmattan ; Mcebisi Ndletyana, 2008, African intellectuals in the 19th and early 20th century (South Africa), HSRC Press.
  12. C. Lacey, 1977, The socialization of teachers, London: Methuen.
  13. Hegel, 1807, Phénoménologie de l’esprit.

 

 

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